[HUMANITAIRE] Hélène Delaplace nous fait découvrir l’association Pour un Sourire d’Enfant (PSE)

Vous avez un peu de temps? Vous avez envie de faire quelque chose de significatif et vous sentir utiles? ITHAQUE vous fait découvrir le CAMBODGE grâce à Pour un Sourire d’Enfant (PSE), une association qui promeut l’éducation des enfants chiffonniers de Phnom Penh. Voici le petit témoignage d’Hélène Delaplace !
Emilie pour ITHAQUE PARIS

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1) Hello Hélène, peux-tu nous parler un peu de PSE ? Depuis combien de temps es-tu dans l’association ?
J’ai rejoins l’association « Pour un Sourire d’Enfant » en 2013 et je suis partie à deux reprises aux camps d’été organisés au Cambodge au mois d’août (2013 et 2015). L’association Pour un Sourire d’Enfant est née en 1995, à l’initiative de Christian et Marie-France des Pallières, deux retraités en voyage au Cambodge. Effarés par le sort de centaines d’enfants travaillant et vivant sur la décharge publique de Phnom Penh, la capitale, ils mobilisent un réseau de bénévoles et décident d’offrir à ces enfants des conditions de vie décentes, et surtout une éducation qui leur permettra de sortir de la misère. Actuellement, PSE scolarise plus de 6000 enfants dont 1500 en formation professionnelle. L’association propose des camps d’été d’un mois au cours desquels des jeunes du monde entier viennent s’occuper d’ enfants défavorisés pour la plupart pris en charge par l’association.

2) Comment as-tu connu PSE ?
J’ai connu PSE par hasard, en cherchant sur internet des missions de volontariat en Asie du Sud-Est. J’ai tout de suite adhéré aux idées de PSE, qui est une association gérée quasi-intégralement par des khmers, et qui organise la prise en charge des enfants depuis leur plus jeune âge jusqu’à leur procurer un avenir professionnel. Ce sont des éléments qui comptent beaucoup pour moi, car ils me donnent confiance dans cette ONG, en dépit des nombreuses polémiques qui agitent en ce moment le paysage associatif.

3) Quelles sont vos actions tout au long de l’année ?
De retour en France, j’ai choisi de continuer à aider PSE et à soutenir leurs projets en m’impliquant en France dans une des antennes appelée « PSE Développement ». Elle a été fondée en 2012 par plusieurs anciens volontaires qui ont choisi de récolter des fonds en organisant des actions faites pour les jeunes et par les jeunes. Nous avons organisé plusieurs concerts, des ventes d’artisanat ramené du Cambodge, des after-work et nous participons régulièrement à des festivals (Samaki Days par exemple) et des actions en partenariat avec d’autres associations comme le projet Microdon. Nous avons également créé des collections de T-shirts, bracelets, coques d’iphone etc… et nous renouvellons chaque année une exposition photographique qui a lieu dans la galerie Vivienne (Paris) et circule ensuite dans toute la France. L’intégralité des bénéfices est reversé à Pour un Sourire d’Enfant.

4) Parle-nous un peu de tes voyages au Cambodge !
J’ai voyagé au Cambodge dans le cadre des summer camps. Après quelques jours de formation et d’intégration fin juillet sur la côté-Sud du Cambodge à Sihanoukville, j’ai fait un premier camp à Phnom-Penh, la capitale. Les camps d’été sont très organisés et proposent des expériences différentes en fonction des endroits : les moniteurs sont répartis en une quinzaine de « camps » situés dans plusieurs villes du pays. Tous les jours de la semaine j’ai organisé et participé à des activités ludiques avec des enfants (du macth de foot à la peinture, en passant par les cours de danse et les batailles de mousse). J’avais un rôle d’animatrice de colonie de vacances, mais avec en plus une mission d’initiation à l’hygiène (j’ai appris aux enfants de mon « camp » à se laver les dents) et d’éducation. Cette dernière passe par l’établissement d’un rythme de vie au sein de la « paillotte » (autre terme pour désigner le « camp ») : la journée commence à 6h30 du matin avec la récitation de l’hymne national et le lever de drapeau, et s’achève à 17h avec le même cérémonial.

Pour mon deuxième summer camp, j’ai été envoyée à Sihanoukville dans une paillotte avec des enfants plus jeunes. Alors que les autres « camps » prennent en charge des enfants âgés globalement de 4 à 16 ans, je me suis retrouvée face à des petits de 2 à 10 ans. La tâche était plus délicate mais l’expérience d’autant plus mémorable. Mon plus beau souvenir est celui des moments où nous emmenions les enfants à la plage. Très peu d’entre eux avaient déjà mis un pied dans l’eau, même si beaucoup habitaient à proximité. Tout simplement car personne ne s’était donné, avant nous, la peine de les emmener ! Je me rappelle de ma joie de voir ces petits bambins aussi adorables qu’insupportables courir à toute allure vers la mer, entièrement nus, des étoiles dans les yeux. Nous avons par la suite réalisé une vidéo de ce moment, et nous avons ajouté un effet de ralenti. Il m’arrive souvent de revoir cette vidéo et j’éprouve alors cette même joie.

Les volontaires ont également la possibilité de visiter ce magnifique pays qu’est le Cambodge pendant le week-end. C’est à cette occasion que j’ai pu voir les temples d’Angkor (une merveille classée au patrimoine mondial de l’UNESCO), que j’ai exploré le Nord-Ouest du pays et visité des dizaines de temples bouddhistes tous plus beaux les uns que les autres. J’ai par ailleurs passé quelques semaines à voyager avant et après le camp d’été, et exploré plus en profondeur cette région du monde. Beaucoup d’entre nous en profitaient pour faire des road trips en Thaïlande, au Laos, Vietnam, Birmanie, Bangladesh etc…

5) Un petit mot pour encourager les anciens élèves des lycées français zone Asie à rejoindre une mission ?
Si vous avez un peu de temps, si vous avez envie de faire quelque chose de significatif et vous sentir utiles n’hésitez pas ! Chacun s’engage à son rythme et en fonction de ses disponibilités. Nous sommes tous étudiants et jeunes actifs, et nous avons tous notre propre manière de nous engager. Je me rappelle d’une citation de Gandhi que la directrice des camps d’été nous avait récitée au tout début du camp : « Be the change you wish to see in the world ». Commencer avec PSE DEV me semble être un bon début…

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Emilie Chen

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