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[PROJET] L’agriculture durable – un projet associatif d’une ancienne d’Hô Chi Minh

2016-05-10 16_34_39-Les Agro'nautes – ILLUSTRATION DE LA DIVERSITE D'AGROECOSYSTEMES DANS LE MONDE _

Aujourd’hui, ITHAQUE vous propose de découvrir un beau projet associatif autour de l’agriculture durable. Une ancienne d’Hô Chi Minh partira en Asie du Sud Est pour étudier les différentes pratiques agricoles durables.

Bonjour à toutes et à tous,

Moi c’est Annabelle ! Ancienne élève de l’Ecole française Marguerite Duras d’Ho Chi Minh, j’ai passé mes trois années de lycée au Vietnam en section scientifique. A mon grand regret, j’ai dû quitter ce beau pays pour continuer mes études en France, ce qui n’est pas si mal non plus après tout !

Je me suis donc retrouvée à Marseille en classe préparatoire de BCPST (Biologie, Chimie, Physique et Science de la Terre pour les curieux) pour deux rudes années. J’ai participé aux concours des Prépa pour intégrer une superbe école d’ingénieurs agronomes : Montpellier Supagro.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAL’agronomie n’est pas forcément un terme connu de tous et je vous épargnerai la définition exacte mais pour faire court j’y étudie les sciences de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, de l’environnement et les politiques économiques et sociales qui s’y réfèrent.

Après deux années dans cette école dont un semestre Erasmus en Espagne, je suis actuellement en année de césure. Après avoir réalisé deux stages en recherche fondamentale puis développement produit en startup, je retourne aux sources en Asie du Sud Est.

En octobre 2015, nous avons créé avec d’autres étudiants de mon école une association ayant pour but de dépeindre la diversité d’agricultures durables qui existent sur notre planète. Nous partons donc travailler dans des fermes aux quatre coins du monde afin d’étudier leur fonctionnement, les techniques agricoles durables qu’ils mettent en place et d’évaluer leur durabilité économique, sociale et environnementale.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPour ma part, je voyagerai en compagnie de deux amies en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions quelconques au sujet de l’agronomie ou de ce projet !

A très bientôt et vive l’Asie du Sud Est !

 

Pour suivre leur projet :
Les Agro’nautes – site web
Les Agro’nautes – page facebook 

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[HUMANITAIRE] Hélène Delaplace nous fait découvrir l’association Pour un Sourire d’Enfant (PSE)

Vous avez un peu de temps? Vous avez envie de faire quelque chose de significatif et vous sentir utiles? ITHAQUE vous fait découvrir le CAMBODGE grâce à Pour un Sourire d’Enfant (PSE), une association qui promeut l’éducation des enfants chiffonniers de Phnom Penh. Voici le petit témoignage d’Hélène Delaplace !
Emilie pour ITHAQUE PARIS

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1) Hello Hélène, peux-tu nous parler un peu de PSE ? Depuis combien de temps es-tu dans l’association ?
J’ai rejoins l’association « Pour un Sourire d’Enfant » en 2013 et je suis partie à deux reprises aux camps d’été organisés au Cambodge au mois d’août (2013 et 2015). L’association Pour un Sourire d’Enfant est née en 1995, à l’initiative de Christian et Marie-France des Pallières, deux retraités en voyage au Cambodge. Effarés par le sort de centaines d’enfants travaillant et vivant sur la décharge publique de Phnom Penh, la capitale, ils mobilisent un réseau de bénévoles et décident d’offrir à ces enfants des conditions de vie décentes, et surtout une éducation qui leur permettra de sortir de la misère. Actuellement, PSE scolarise plus de 6000 enfants dont 1500 en formation professionnelle. L’association propose des camps d’été d’un mois au cours desquels des jeunes du monde entier viennent s’occuper d’ enfants défavorisés pour la plupart pris en charge par l’association.

2) Comment as-tu connu PSE ?
J’ai connu PSE par hasard, en cherchant sur internet des missions de volontariat en Asie du Sud-Est. J’ai tout de suite adhéré aux idées de PSE, qui est une association gérée quasi-intégralement par des khmers, et qui organise la prise en charge des enfants depuis leur plus jeune âge jusqu’à leur procurer un avenir professionnel. Ce sont des éléments qui comptent beaucoup pour moi, car ils me donnent confiance dans cette ONG, en dépit des nombreuses polémiques qui agitent en ce moment le paysage associatif.

3) Quelles sont vos actions tout au long de l’année ?
De retour en France, j’ai choisi de continuer à aider PSE et à soutenir leurs projets en m’impliquant en France dans une des antennes appelée « PSE Développement ». Elle a été fondée en 2012 par plusieurs anciens volontaires qui ont choisi de récolter des fonds en organisant des actions faites pour les jeunes et par les jeunes. Nous avons organisé plusieurs concerts, des ventes d’artisanat ramené du Cambodge, des after-work et nous participons régulièrement à des festivals (Samaki Days par exemple) et des actions en partenariat avec d’autres associations comme le projet Microdon. Nous avons également créé des collections de T-shirts, bracelets, coques d’iphone etc… et nous renouvellons chaque année une exposition photographique qui a lieu dans la galerie Vivienne (Paris) et circule ensuite dans toute la France. L’intégralité des bénéfices est reversé à Pour un Sourire d’Enfant.

4) Parle-nous un peu de tes voyages au Cambodge !
J’ai voyagé au Cambodge dans le cadre des summer camps. Après quelques jours de formation et d’intégration fin juillet sur la côté-Sud du Cambodge à Sihanoukville, j’ai fait un premier camp à Phnom-Penh, la capitale. Les camps d’été sont très organisés et proposent des expériences différentes en fonction des endroits : les moniteurs sont répartis en une quinzaine de « camps » situés dans plusieurs villes du pays. Tous les jours de la semaine j’ai organisé et participé à des activités ludiques avec des enfants (du macth de foot à la peinture, en passant par les cours de danse et les batailles de mousse). J’avais un rôle d’animatrice de colonie de vacances, mais avec en plus une mission d’initiation à l’hygiène (j’ai appris aux enfants de mon « camp » à se laver les dents) et d’éducation. Cette dernière passe par l’établissement d’un rythme de vie au sein de la « paillotte » (autre terme pour désigner le « camp ») : la journée commence à 6h30 du matin avec la récitation de l’hymne national et le lever de drapeau, et s’achève à 17h avec le même cérémonial.

Pour mon deuxième summer camp, j’ai été envoyée à Sihanoukville dans une paillotte avec des enfants plus jeunes. Alors que les autres « camps » prennent en charge des enfants âgés globalement de 4 à 16 ans, je me suis retrouvée face à des petits de 2 à 10 ans. La tâche était plus délicate mais l’expérience d’autant plus mémorable. Mon plus beau souvenir est celui des moments où nous emmenions les enfants à la plage. Très peu d’entre eux avaient déjà mis un pied dans l’eau, même si beaucoup habitaient à proximité. Tout simplement car personne ne s’était donné, avant nous, la peine de les emmener ! Je me rappelle de ma joie de voir ces petits bambins aussi adorables qu’insupportables courir à toute allure vers la mer, entièrement nus, des étoiles dans les yeux. Nous avons par la suite réalisé une vidéo de ce moment, et nous avons ajouté un effet de ralenti. Il m’arrive souvent de revoir cette vidéo et j’éprouve alors cette même joie.

Les volontaires ont également la possibilité de visiter ce magnifique pays qu’est le Cambodge pendant le week-end. C’est à cette occasion que j’ai pu voir les temples d’Angkor (une merveille classée au patrimoine mondial de l’UNESCO), que j’ai exploré le Nord-Ouest du pays et visité des dizaines de temples bouddhistes tous plus beaux les uns que les autres. J’ai par ailleurs passé quelques semaines à voyager avant et après le camp d’été, et exploré plus en profondeur cette région du monde. Beaucoup d’entre nous en profitaient pour faire des road trips en Thaïlande, au Laos, Vietnam, Birmanie, Bangladesh etc…

5) Un petit mot pour encourager les anciens élèves des lycées français zone Asie à rejoindre une mission ?
Si vous avez un peu de temps, si vous avez envie de faire quelque chose de significatif et vous sentir utiles n’hésitez pas ! Chacun s’engage à son rythme et en fonction de ses disponibilités. Nous sommes tous étudiants et jeunes actifs, et nous avons tous notre propre manière de nous engager. Je me rappelle d’une citation de Gandhi que la directrice des camps d’été nous avait récitée au tout début du camp : « Be the change you wish to see in the world ». Commencer avec PSE DEV me semble être un bon début…

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